La créance de restitution due au vendeur n’est pas subordonnée à l’absence de mauvaise foi ou de faute de ce dernier.
Deux personnes ont acquis une maison d’habitation par acte authentique du 15 septembre 2017.
En juin 2018, à la suite d’un dégât des eaux, les acquéreurs ont assigné en nullité de la vente pour dol les vendeurs.
L’annulation de la vente a été prononcée.
La Cour d’appel condamne les vendeurs à payer 20000 euros en réparation du préjudice subi par les acquéreurs.
Elle refuse en revanche d’octroyer une indemnité d’occupation consécutive à l’annulation de la vente à la charge des acheteurs.
La Haute Cour rappelle que la mauvaise foi du vendeur ne peut le priver de sa créance de restitution à la suite de l’annulation de la vente.
Cependant, cette créance inclut la valeur de la jouissance que la chose a procuré à l’acquéreur de bonne foi à compter du jour de la demande.
Civ. 3e, 5 déc. 2024, n° 23-16.270
SELARL LEUPE VERHOEVEN DHORNE
Avocats Associés
26, rue Dupouy 59140 DUNKERQUE / 03 28 66 82 50
Dunkerque - Saint-Omer